Vous cherchez une estimation claire et fiable du prix pompe à chaleur eau eau pour votre maison ? Ce guide 2025 rassemble les coûts réels, les facteurs qui les font varier, les aides financières, ainsi que des exemples de budgets par surface et par climat. Objectif : vous aider à chiffrer rapidement votre projet, à comparer les options de captage et à obtenir un devis pertinent.
La pompe à chaleur géothermique eau‑eau puise la chaleur du sol ou d’une nappe phréatique pour alimenter votre chauffage central, et éventuellement l’eau chaude sanitaire (ECS). Grâce à une source à température stable, son rendement reste élevé même en hiver. Ainsi, malgré un investissement d’installation plus élevé, son coût d’usage est particulièrement compétitif sur la durée.
- Qu’est‑ce qu’une PAC eau‑eau ?
- Facteurs qui font varier le prix
- Prix pompe à chaleur eau eau par modèle (matériel seul)
- Prix pompe à chaleur eau eau avec installation : budgets tout compris
- Budgets par surface et par climat
- Aides 2025 et conditions
- PAC eau‑eau vs PAC air‑eau
- Entretien, durée de vie et ROI
- Bien choisir et obtenir un devis fiable
- FAQ
- Résumé et appel à l’action
Qu’est‑ce qu’une pompe à chaleur eau‑eau (PAC géothermique) ?
Une PAC eau‑eau récupère des calories présentes dans le sol ou l’eau souterraine, puis les transfère à votre circuit de chauffage via un cycle thermodynamique (évaporateur, compresseur, condenseur, détendeur). Les échangeurs assurent la captation et la restitution de chaleur. En pratique, la température du sol évolue très peu sur l’année, ce qui stabilise les performances saisonnières.
Fonctionnement en bref et atouts clés
- Rendement stable en hiver, COP pouvant atteindre ~5 selon configuration. L’ETAS (rendement saisonnier) est souvent élevé.
- Pas d’unité extérieure visible et bruyante : système discret et durable.
- Compatibilité avec le chauffage seul, le chauffage + ECS, et parfois le rafraîchissement (émetteurs adaptés).
- Longévité du captage importante (sondes verticales sur plusieurs décennies).
Les 4 modes de captage
- Captage horizontal : réseaux enterrés peu profonds sur une grande surface de terrain (tranchées). Terrassement conséquent mais sans forage. Coût d’ouvrage modéré, idéal si vous avez du terrain disponible.
- Captage vertical (sondes) : forage d’un ou plusieurs puits géothermiques à grande profondeur. Convient aux terrains exigus. Coût plus élevé et dépendant de la géologie locale.
- Corbeilles géothermiques : échangeurs en « paniers » enterrés entre 3 et 5 m. Bon compromis surface/coût. Chantier plus court qu’un forage profond.
- Sur nappe phréatique (double puits) : prélèvement et rejet d’eau souterraine. Rendement excellent, mais démarches et autorisations spécifiques.
Pour une présentation complète de la technologie, consultez notre dossier dédié sur la pompe à chaleur eau‑eau.
Combien coûte une PAC eau‑eau ? Les facteurs qui font varier le prix
Le prix pompe à chaleur eau eau dépend de la puissance (kW), du type de captage, du niveau de température (basse/haute T°), du rendement (COP/ETAS), des options (ECS, réversible, ballon tampon), et surtout des travaux de terrassement/forage. De plus, la région, l’accessibilité du chantier et la main‑d’œuvre influencent le budget final. Enfin, les aides 2025 réduisent sensiblement le reste à charge.
- Marque/modèle : PAC basse T° plus économiques ; PAC haute T° plus chères mais utiles avec radiateurs existants.
- Type de captage : horizontal (terrassement), vertical (forage), corbeilles, ou nappe (double puits + autorisations).
- Travaux : longueur de tranchées, profondeur de forage, évacuations, raccordements électriques et hydrauliques.
- Options : ballon ECS intégré/déporté, ballon tampon, régulation, rafraîchissement (si émetteurs compatibles).
- Contexte thermique : isolation et émetteurs (plancher chauffant, radiateurs basse/haute T°) conditionnent la puissance à installer.
- Performances : COP et ETAS influencent la consommation annuelle et le ROI. Un dimensionnement précis évite la surpuissance.
Conseil express — Le bon dimensionnement (déperditions, loi d’eau, puissance kW) est le premier levier pour optimiser le prix pompe à chaleur eau eau et vos économies réelles.
Prix pompe à chaleur eau eau par modèle (matériel seul)
Fourchettes indicatives TTC, relevées en 2025. Elles varient selon puissance, marque et options. Par ailleurs, l’isolation et les émetteurs influencent directement le dimensionnement.
- Captage horizontal : environ 8 000 à 14 000 € (chauffage seul, basse T°) ; 10 000 à 17 000 € (haute T° ou avec ECS).
- Captage vertical (sondes) : environ 10 000 à 18 000 € (chauffage seul) ; 12 000 à 22 000 € (haute T°/avec ECS), hors forage.
- Corbeilles géothermiques : environ 9 000 à 16 000 € (chauffage seul) ; 11 000 à 19 000 € (haute T°/avec ECS).
- Sur nappe (double puits) : environ 11 000 à 20 000 € (chauffage seul) ; 13 000 à 24 000 € (haute T°/avec ECS), hors puits.
Version chauffage seul vs avec ECS
- Chauffage seul : PAC sans production d’ECS. Plus abordable, idéale si vous gardez un chauffe‑eau existant.
- Chauffage + ECS : PAC avec ballon intégré ou déporté (150–300 L). Surcoût moyen 1 500 à 3 500 € selon marque/capacité.
Astuce dimensionnement : si vous disposez d’un plancher chauffant ou de radiateurs basse température, une PAC basse T° suffit souvent, avec un investissement moindre et un COP plus élevé. Ainsi, vous optimisez l’achat et l’usage.
Récapitulatif matériel seul (ordre de grandeur)
- Horizontal : 8 000–17 000 €
- Vertical : 10 000–22 000 € (hors forage)
- Corbeilles : 9 000–19 000 €
- Nappe : 11 000–24 000 € (hors puits)
Prix pompe à chaleur eau eau avec installation : budgets tout compris
Le prix pompe à chaleur eau eau posé intègre la PAC, le captage et la main‑d’œuvre. Les fourchettes ci‑dessous incluent des travaux standards, mais elles peuvent varier largement selon la géologie, la profondeur de forage, la surface de terrain disponible et l’accessibilité. Toutefois, elles donnent une base solide pour anticiper.
- Captage horizontal posé : 16 000 à 28 000 € TTC.
- Captage vertical posé : 22 000 à 38 000 € TTC (forage 1–2 sondes inclus, selon profondeur).
- Corbeilles géothermiques posées : 18 000 à 32 000 € TTC.
- Sur nappe (double puits) posé : 24 000 à 42 000 € TTC (études + puits inclus).
Conseil pro : comparez 2 à 3 devis d’installateurs RGE expérimentés en géothermie. Vous fiabiliserez le chiffrage et le dimensionnement, tout en optimisant le calendrier de chantier.
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Coûts annexes à prévoir
- Étude de sol/hydrogéologie : 500 à 2 000 € selon complexité.
- Ballon tampon : 300 à 800 €.
- Plancher chauffant : 45 à 90 €/m² posé (neuf/rénovation).
- Régulation et sondes : 200 à 600 €.
- Tableau/ligne électrique dédiée : 300 à 900 €.
- Mise en service : 250 à 600 € (souvent incluse).
- Entretien : 150 à 300 €/an (visite annuelle ou biannuelle selon contrat).
Infographie récapitulative des postes de coûts

Exemples de budgets par surface et par climat
Voici des scénarios indicatifs pour vous situer. Ils supposent une isolation correcte (RT 2005 à RE 2012) et des émetteurs adaptés. Le prix pompe à chaleur eau eau réel sera ajusté après étude et visite technique. Par ailleurs, selon les revenus et le parcours de travaux, les aides peuvent réduire fortement le reste à charge.
- Maison 90 m² – climat tempéré (Ouest) : besoin 6–7 kW, captage horizontal conseillé. Budget posé 16 000–24 000 € ; aides possibles (MaPrimeRénov’ + CEE) 4 000–10 000 € ; reste à charge typique 10 000–18 000 €.
- Maison 120 m² – climat continental (Nord‑Est) : besoin 8–10 kW, vertical ou corbeilles si terrain réduit. Budget posé 22 000–34 000 € ; aides 5 000–12 000 € ; reste à charge 16 000–29 000 €.
- Maison 150 m² – climat montagnard : besoin 11–13 kW, vertical ou nappe si disponible. Budget posé 28 000–40 000 € ; aides 6 000–14 000 € ; reste à charge 22 000–34 000 €.
Avec des radiateurs haute température existants, prévoyez un surcoût matériel (haute T°) et une légère hausse de consommation. À l’inverse, un plancher chauffant abaisse la puissance nécessaire et améliore le rendement saisonnier (ETAS), ce qui accélère le retour sur investissement.
Aides financières en 2025 et conditions
- MaPrimeRénov’ : conditions d’éligibilité, montants et plafonds évoluent en 2025. Référez‑vous à la fiche officielle MaPrimeRénov’ 2025 : montants et conditions pour une pompe à chaleur géothermique.
- Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : primes privées basées sur des opérations standardisées. Voir la page ministérielle CEE : opérations standardisées et travaux éligibles.
- Éco‑PTZ : prêt à taux zéro jusqu’à 30 000–50 000 € selon bouquets de travaux.
- TVA 5,5 % : applicable sur la fourniture et la pose en rénovation (logement > 2 ans).
- Aides locales : selon collectivités (départements, régions, métropoles).
Conditions générales : logement principal de plus de 2 ans, fourniture et pose par un professionnel RGE, respect des performances exigées. Pour une vue d’ensemble opérationnelle et les montants cumulables, consultez notre guide des toutes les aides 2025 (MaPrimeRénov’, CEE, éco‑PTZ, TVA 5,5 %).
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Forage/nappe : démarches — Les forages et prélèvements d’eau souterraine sont encadrés par la loi sur l’eau. Selon débit/profondeur, une déclaration ou une autorisation peut être requise auprès de la DREAL/DRIEAT. Base juridique : Code de l’environnement, article L214‑1.
PAC eau‑eau vs PAC air‑eau : quel écart de prix et de performance ?
- Coût d’achat/pose : la géothermie est plus chère à l’installation (captage) que l’air‑eau, mais offre un coût d’usage plus bas et plus stable. Ainsi, l’écart s’amortit dans le temps.
- Performance hivernale : COP plus stable pour l’eau‑eau (température source constante). L’air‑eau voit son COP baisser par grand froid.
- Bruit et esthétique : pas d’unité extérieure en eau‑eau ; silence et intégration visuelle.
- Entretien : comparable ; contrôle du circuit hydraulique, filtres et réglages.
- Quand préférer l’une ou l’autre ? Terrain limité ou sol complexe → air‑eau. Besoin de performance maximale et silence → eau‑eau.
Hésitation entre technologies ? Lisez notre PAC eau‑eau vs PAC air‑eau : que choisir ?
Entretien, durée de vie et ROI
- Contrat d’entretien : 150 à 300 €/an. Vérifications de pression, sécurité, échangeurs, qualité des réglages.
- Durée de vie : 18 à 25 ans pour la PAC ; le captage vertical peut dépasser 50 ans.
- Consommation annuelle : avec un COP saisonnier de 4, 12 000 kWh utiles coûtent ~3 000 kWh d’électricité. En intégrant un tarif de 0,20–0,25 €/kWh, cela représente 600–750 €/an.
- Économies : –40 à –60 % vs chaudière fioul/gaz ancien modèle, selon isolation et régulation.
- ROI : 7 à 12 ans typiquement. Plus court avec aides, plancher chauffant et bonne régulation.
Comment bien choisir et obtenir un devis fiable
- Étude de sol/hydrogéologie et vérification de la nappe (si option puits).
- Dimensionnement précis (déperditions, puissance kW, loi d’eau, ETAS visé).
- Émetteurs compatibles (plancher chauffant, radiateurs basse/haute T°).
- Marques certifiées, garanties et disponibilité du SAV local.
- Installateur RGE avec références en géothermie et assurance décennale.
- Démarches administratives (déclaration/autorisation si forage ou nappe).
- Pour le devis : plans, photos du local technique, factures d’énergie, contraintes d’accès, attentes (ECS, rafraîchissement).
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FAQ – Vos questions fréquentes
Quel est le prix d’une PAC eau‑eau pour 100 m² ?
En 2025, comptez 16 000 à 26 000 € posé en captage horizontal, 22 000 à 34 000 € en vertical. Le prix pompe à chaleur eau eau dépend surtout de la puissance et du type de captage.
Quelle différence de prix entre captage horizontal et vertical ?
L’horizontal est en général 5 000 à 10 000 € moins cher que le vertical à puissance équivalente, mais il nécessite une grande surface de terrain dégagée.
Faut‑il une autorisation pour un forage ou un captage sur nappe ?
Oui. Selon les caractéristiques, une déclaration ou une autorisation peut être requise (régime loi sur l’eau). Reportez‑vous au Code de l’environnement (L214‑1) et consultez votre DREAL/DRIEAT.
Quel est le coût d’entretien annuel d’une PAC eau‑eau ?
Prévoyez 150 à 300 € par an selon le contrat et la complexité de l’installation.
PAC eau‑eau ou air‑eau : laquelle coûte le moins cher à installer ?
La PAC air‑eau est moins chère à la pose. La géothermie coûte davantage au départ, mais elle est plus stable et économe sur la durée.
Peut‑on produire l’eau chaude sanitaire avec une PAC eau‑eau ?
Oui, via un ballon intégré ou déporté (150–300 L). Le surcoût matériel est de 1 500 à 3 500 €.
Combien de temps durent les travaux d’installation ?
De 3 à 7 jours pour un horizontal/corbeilles. De 1 à 2 semaines pour un vertical/nappe selon forage et démarches.
Quelles aides 2025 pour une PAC géothermique (MaPrimeRénov’, CEE) ?
Les montants dépendent des revenus, du logement et des performances. Consultez la fiche MaPrimeRénov’ et le dispositif CEE.
La PAC eau‑eau peut‑elle rafraîchir la maison en été ?
Oui, certaines configurations permettent un rafraîchissement passif ou actif, si vos émetteurs sont compatibles.
Quelle puissance (kW) pour ma maison et quel impact sur le prix ?
Comptez 50–70 W/m² en rénovation standard. Par exemple, une maison de 120 m² visera souvent 8–10 kW. Plus la puissance est élevée, plus le coût grimpe.
Résumé et appel à l’action
- Le prix pompe à chaleur eau eau posé varie surtout avec le captage, la puissance et l’accessibilité chantier.
- Des aides substantielles (MaPrimeRénov’, CEE, TVA 5,5 %, éco‑PTZ) réduisent fortement le reste à charge.
- Le rendement est stable l’hiver, avec un COP/ETAS saisonnier élevé.
- Anticipez les coûts annexes : étude de sol, émetteurs, régulation, entretien.
- Comparez plusieurs devis RGE pour sécuriser le dimensionnement, le budget et les délais.
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