Vous emménagez dans un logement équipé d’une PAC et vous vous demandez qui fait quoi ? Ce guide pratique vous explique, pas à pas, tout ce qu’un pompe à chaleur locataire doit savoir pour éviter les malentendus avec son bailleur et garder un chauffage en bon état de fonctionnement.
Sommaire
- L’essentiel à retenir
- Rappels légaux : qui fait quoi pour une pompe à chaleur locataire ?
- Entretien de la pompe à chaleur : fréquence, contenu et preuve
- Qui paie quoi pour une pompe à chaleur locataire ? Réparations, pannes et remplacement
- Installer une pompe à chaleur quand on est locataire
- Procédure en cas de panne ou de litige avec une pompe à chaleur locataire
- Modèles prêts à l’emploi
- FAQ – pompe à chaleur locataire
- Conclusion – pompe à chaleur locataire
- Notes et références
L’essentiel à retenir en 30 secondes
- À l’entrée dans les lieux, le bailleur doit délivrer une PAC en bon état de fonctionnement (obligation de délivrance, loi du 6 juillet 1989, art. 6).
- Le locataire assure l’entretien courant et les menues réparations mentionnées au bail (art. 7), y compris l’attestation d’entretien à conserver.
- Fréquence d’entretien généralement admise : tous les 2 ans pour les PAC de 4 à 70 kW ; tous les 5 ans au-delà de 70 kW.
- En cas de litige, privilégiez la conciliation (commission départementale de conciliation), puis, si besoin, le juge judiciaire.
Télécharger la checklist et les modèles (PDF)
Rappels légaux : qui fait quoi pour une pompe à chaleur locataire ?
La loi du 6 juillet 1989 encadre la relation bailleur/locataire. Deux piliers s’appliquent à la pompe à chaleur : l’« obligation de délivrance » et l’« entretien courant ». Comprendre ces notions évite 80 % des litiges autour d’une pompe à chaleur locataire. Ainsi, vous savez rapidement à qui revient chaque charge.
Obligation de délivrance du bailleur (art. 6)
Au jour de l’état des lieux d’entrée, la PAC doit fonctionner correctement. Le bailleur doit avoir fait réaliser un entretien récent si l’échéance est atteinte. Le locataire n’a pas à supporter un défaut antérieur (panne initiale, installation non conforme, carte électronique défaillante à l’entrée). Pour le socle juridique, voyez les articles 6 et 7 de la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs.
Entretien courant du locataire (art. 7)
L’entretien courant couvre les opérations simples et régulières : dépoussiérage ou lavage des filtres (PAC air-air), contrôle visuel des unités intérieure/extérieure, maintien des accès dégagés, purge éventuelle des émetteurs côté chauffage (PAC air-eau), et prise de rendez-vous pour la visite réglementaire. Conservez l’attestation et, idéalement, souscrivez un contrat d’entretien. Pour aller plus loin, consultez notre guide d’entretien de la pompe à chaleur.

pompe à chaleur locataire placée sur un balcon d’appartement contemporain
Entretien de la pompe à chaleur : fréquence, contenu et preuve
La réglementation distingue la puissance de l’équipement. Pour une pompe à chaleur locataire, retenez ce repère simple et pratique :
- Puissance de 4 à 70 kW : entretien biennal (tous les 2 ans).
- Puissance > 70 kW : inspection au moins tous les 5 ans.
Référence officielle : l’obligation d’entretien des pompes à chaleur : tous les 2 ans entre 4 et 70 kW, inspection tous les 5 ans au-delà. De plus, le professionnel remet une attestation d’entretien. Conservez-la précieusement.
Contenu d’une visite type : contrôle des performances, recherche de fuites, vérification des sécurités, réglages, nettoyage, mise à jour du carnet d’entretien. Ensuite, appliquez les conseils d’usage donnés par le technicien.
PAC 4 à 70 kW : entretien biennal
- Contrôles essentiels : pressions, températures, rendement saisonnier, étanchéité du circuit frigorifique.
- Nettoyage des filtres et batteries, contrôle des condensats, resserrage des connexions.
- Mise à jour des réglages chauffage et eau chaude (PAC air-eau), conseils d’usage.
Astuce : un contrat d’entretien limite les pannes et facilite l’intervention en priorité. Par ailleurs, il clarifie qui paie quoi selon les clauses.
>70 kW : entretien quinquennal
Au-delà de 70 kW, une inspection énergétique est requise au moins tous les 5 ans. Locataire et bailleur doivent conserver la documentation (rapports, devis, attestations) et faciliter l’accès au technicien. Ainsi, vous serez couverts en cas de contrôle ou de litige.

Tout savoir sur la pompe à chaleur lorsqu’on est locataire : droits, financements, démarches
Qui paie quoi pour une pompe à chaleur locataire ? Réparations, pannes et remplacement
Le principe est simple, mais décisif :
- Menues réparations / entretien courant (locataire) : filtres encrassés, nettoyage, petites pièces d’usure.
- Réparations importantes ou remplacement (bailleur) : fuite majeure du circuit, compresseur HS, carte électronique, fin de vie.
Repères pratiques, sans valeur de conseil juridique :
- Filtre encrassé — À la charge du locataire — Manque d’entretien courant.
- Fuite majeure du circuit — À la charge du bailleur — Réparation lourde touchant l’intégrité de l’équipement.
- Carte électronique HS — À la charge du bailleur — Pièce onéreuse, hors menues réparations.
- Remplacement en fin de vie — À la charge du bailleur — Décision d’investissement.
- Panne à l’entrée — À la charge du bailleur — Obligation de délivrance non remplie.
- Pièces d’usure (joints, piles thermostat) — Souvent locataire — Usage normal.
- Déplacement technicien sous garantie — Selon contrat — Vérifiez la clause du bail ou la garantie constructeur.
Demander un devis d’entretien ou de dépannage
Installer une pompe à chaleur quand on est locataire : est-ce possible ?
Oui, mais toute modification importante (unité extérieure, percements, alimentation électrique) exige l’autorisation écrite du bailleur. En copropriété, respectez le règlement (façade, percement, nuisances sonores) et obtenez les autorisations nécessaires. Ensuite, formalisez les rôles par écrit pour éviter toute ambiguïté.
Accord écrit et clauses à prévoir
- Description des travaux (type de PAC : PAC air-air ou PAC air-eau, emplacements, percements).
- Responsabilité financière (achat, pose, maintenance, remise en état).
- Assurance et garanties (dommages-ouvrage si nécessaire, garanties constructeur).
- Entretien pendant la location (contrat d’entretien, attestation d’entretien à fournir).
- Restitution en fin de bail (retour à l’état d’origine, modalités de dépose).
Pour cadrer le projet et la copropriété, lisez nos conseils pour installer une PAC en appartement (autorisation de travaux en copropriété, règles de bruit et voisinage).
Aides et qui investit ?
En pratique, l’investissement et les aides sont généralement portés par le propriétaire bailleur. Orientez-le vers les aides financières (MaPrimeRénov’, CEE) pour financer l’installation d’une PAC. Ainsi, le budget et la qualité de pose seront mieux maîtrisés.
Procédure en cas de panne ou de litige avec une pompe à chaleur locataire
- Diagnostic : relevez les symptômes, photos/vidéos, références de la PAC. Vérifiez disjoncteurs, filtres, accès.
- Courrier recommandé au bailleur (ou agence) avec description, devis estimatif si possible, demande d’intervention sous délai raisonnable.
- Mise en demeure en l’absence de réponse, puis recours.
- Conciliation : vous pouvez saisir la commission départementale de conciliation (CDC) en cas de litige locatif.
- Juge judiciaire si nécessaire.
Checklist côté locataire
- Conserver attestation d’entretien, devis, factures et échanges avec le bailleur.
- Agir vite en cas de panne (sécurité, fuite, court-circuit).
- Contacter d’abord le bailleur/gestionnaire ; ne faites pas réaliser de grosses réparations sans accord.
- Documenter par écrit (email recommandé, photos datées).
Checklist côté bailleur
- Vérifier l’antériorité de l’entretien avant mise en location.
- Répondre rapidement et missionner un professionnel si panne avérée.
- Remettre au locataire la documentation disponible (manuel, notices, dernier rapport d’entretien).
- Préciser dans le bail les responsabilités d’entretien et d’accès au logement.
Modèles prêts à l’emploi
Modèle de courrier au bailleur (entretien/panne)
{Nom} – {Adresse} – {Date}
Objet : Pompe à chaleur – {Description panne}
Madame, Monsieur,
Je vous informe d’un dysfonctionnement de la pompe à chaleur du logement situé {Adresse du logement}. Vous trouverez en pièces jointes {Preuves jointes}. Pouvez-vous me confirmer la prise en charge et planifier une intervention dans un délai raisonnable ?
Cordialement,
Clause type « Entretien PAC » à insérer dans le bail
Le locataire assure l’entretien courant de la pompe à chaleur et conserve les attestations remises par le professionnel. Les menues réparations restent à sa charge. Les réparations importantes, les défauts antérieurs à l’entrée dans les lieux et le remplacement de l’équipement sont à la charge du bailleur. Le locataire laisse l’accès au logement au technicien pour la maintenance après accord préalable sur la date.
FAQ – pompe à chaleur locataire
Le locataire peut-il installer une pompe à chaleur sans l’accord du bailleur ?
Non. Une installation impacte le bâti (unité extérieure, percements). Demandez une autorisation écrite et respectez la copropriété.
Qui paie une réparation majeure sur une PAC en location ?
En principe, le bailleur, car il s’agit d’une réparation importante. Le locataire prend en charge l’entretien courant et les menues réparations.
Quelle est la fréquence d’entretien d’une pompe à chaleur en location ?
Tous les 2 ans entre 4 et 70 kW ; tous les 5 ans au-delà de 70 kW. Conservez l’attestation.
Que faire si la PAC est en panne à mon entrée dans le logement ?
Signalez immédiatement au bailleur. L’obligation de délivrance impose une PAC en bon état de fonctionnement à l’entrée.
Le locataire doit-il fournir une attestation d’entretien au bailleur ?
Oui, sur demande raisonnable du bailleur. C’est une bonne pratique à intégrer à la clause du bail.
Une unité extérieure est-elle autorisée en copropriété (bruit, façade) ?
Référez-vous au règlement de copropriété et aux autorisations nécessaires. Des niveaux de bruit peuvent être imposés.
Le bailleur peut-il imposer un prestataire pour l’entretien ?
Si une clause le prévoit, oui. Sinon, accordez-vous à l’amiable, en veillant à la compétence du professionnel.
Le locataire peut-il résilier le bail pour dysfonctionnement persistant de la PAC ?
En cas de manquements graves et répétés non résolus, rapprochez-vous d’un conseil. La CDC peut d’abord être saisie pour conciliation.
Conclusion – pompe à chaleur locataire
Retenez l’essentiel : le bailleur doit une PAC opérationnelle à l’entrée ; le locataire assure l’entretien courant et fournit l’attestation. Utilisez nos checklists et modèles pour clarifier les rôles, et saisissez la CDC en cas de litige. Avec ces réflexes, la pompe à chaleur locataire rime avec confort et sérénité. Enfin, n’oubliez pas de formaliser les responsabilités dans la clause du bail.
Télécharger la checklist et demander un accompagnement
Notes et références
Textes de référence : loi du 6 juillet 1989 (art. 6 et 7) sur les obligations du bailleur et du locataire ; fréquences d’entretien usuelles : 2 ans (4–70 kW) et 5 ans (>70 kW). En cas de litige, privilégier la commission départementale de conciliation, puis le juge judiciaire. Références officielles citées dans l’article : Légifrance, Ministère de la transition écologique, Service-Public.fr. Pour approfondir l’entretien au quotidien, consultez notre guide d’entretien de la pompe à chaleur.
