Mise à jour du 20/10/2025. Vous avez entendu parler de la pompe à chaleur à 1 euro 2022 et vous voulez savoir ce qui est réellement possible en 2025 ? Voici un guide clair pour démêler le mythe du « 1 € » et activer les aides existantes, sans pièges, afin de financer votre PAC.
Sommaire
- Résumé express
- Historique et contexte (2019–2025)
- Est-ce encore possible d’obtenir une PAC à 1 € ?
- Quelles aides mobiliser en 2025
- Éligibilité : êtes-vous concerné ?
- Types de PAC et critères techniques
- Comment cumuler les aides
- Cas pratiques
- Récapitulatif aides x profils
- Questions fréquentes
- Conclusion et prochaines étapes
Résumé express : « PAC à 1 euro 2022 », où en est-on ?
L’offre « PAC à 1 € » a officiellement pris fin au 1er janvier 2020. Autrement dit, la pompe à chaleur à 1 euro 2022 n’existait déjà plus. En 2025, vous financez votre projet via des aides cumulables (MaPrimeRénov’, CEE, éco‑PTZ, TVA 5,5 %, aides locales), dans la limite d’un plafond : le total ne peut pas dépasser 90 % du devis TTC. Par conséquent, un reste à charge minimal de 10 % demeure obligatoire.
Simuler mes aides et recevoir un devis RGE
Alerte arnaques. Méfiez-vous des démarchages promettant une « PAC gratuite » ou « à 1 € ». Exigez un devis détaillé, une entreprise RGE et des références. De plus, ne signez rien avant d’avoir créé vous‑même vos dossiers d’aides officiels. Enfin, refusez toute pression commerciale.
Historique et contexte (2019–2025)
2019–2020. D’abord, l’État et les obligés d’énergie ont fortement subventionné le remplacement des chaudières vétustes par des équipements performants. Ainsi, des offres commerciales « à 1 € » ont émergé, parfois mal encadrées.
2020–2021. Ensuite, ces offres ont cessé. MaPrimeRénov’ (pilotée par l’ANAH) est devenue la brique centrale des aides. Parallèlement, les CEE se sont poursuivis, mais avec un encadrement renforcé.
2022. Puis, les exigences ont été rehaussées. Depuis le 1er juillet 2022, il est interdit d’installer de nouvelles chaudières fioul. En outre, les barèmes ont été ajustés et un bonus « Coup de boost fioul » a temporairement renforcé la sortie du fioul. Le recentrage sur la qualité d’exécution a été net (critères techniques, contrôles, RGE).
2023–2025. Enfin, les barèmes évoluent, les seuils de performance (ETAS) se resserrent et la logique de rénovation performante s’affirme, dans le cadre des objectifs climatiques nationaux (SNBC, LTECV). En résumé, l’expression « pompe à chaleur à 1 euro 2022 » n’a plus cours : on parle désormais d’aides cumulées et d’un reste à charge maîtrisé.
Pourquoi l’offre « à 1 € » a disparu
Trois raisons principales expliquent la fin de ces offres :
- Abus et malfaçons. Démarchages agressifs, installations non conformes, surfacturations, SAV défaillant.
- Recentrage qualité. Condition RGE renforcée, contrôles plus fréquents, critères techniques relevés.
- Justice sociale. Ciblage des aides vers les ménages modestes et très modestes, fin des subventions couvrant 100 %.

Est-ce encore possible d’obtenir une pompe à chaleur à 1 euro 2022 ?
Non. Le cumul des aides est plafonné à 90 % du montant TTC du devis. Par conséquent, il reste au minimum 10 % à payer, même avec toutes les primes. Cette règle vise à prévenir les dérives et à responsabiliser le marché.
Exemple simple. Pour un devis de 12 000 € TTC, le total des aides ne peut pas dépasser 10 800 €. Dès lors, le reste à charge est d’au moins 1 200 €.
Exemples de restes à charge
Hypothèse : PAC air/eau performante (ETAS conforme), devis 12 000 € TTC, artisan RGE, résidence principale > 2 ans. Montants d’aides indicatifs à vérifier à la date de votre demande.
- Ménage très modeste. MaPrimeRénov’ ~4 500–5 100 € ; CEE ~2 500–4 000 € ; aides locales/bonus ~0–1 000 € ; total aides plafonné à 10 800 €. Reste à charge typique : 1 200–2 500 €.
- Ménage modeste. MaPrimeRénov’ ~3 500–4 000 € ; CEE ~2 000–3 000 € ; autres aides ~0–800 €. Reste à charge typique : 2 500–4 500 €.
- Ménage intermédiaire. MaPrimeRénov’ ~2 000–3 000 € ; CEE ~1 200–2 000 € ; autres aides ~0–500 €. Reste à charge typique : 4 500–7 000 €.
En pratique, les barèmes évoluent selon vos revenus, votre zone géographique et le type de PAC (air/eau, eau/eau, hybride). Ainsi, réalisez toujours une simulation personnalisée avant de décider.
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Quelles aides mobiliser en 2025 (et ce qui existait en 2022) ?
Plusieurs dispositifs coexistent et se cumulent, sous réserve de respecter les règles de chaque programme. De plus, certaines aides locales peuvent s’ajouter aux aides nationales.
MaPrimeRénov’
La prime nationale pilotée par l’ANAH finance l’installation d’une PAC performante. Les montants varient selon vos revenus et le type d’équipement :
- PAC air/eau : aides indicatives souvent citées ~3 000–5 100 € pour les profils modestes à très modestes.
- PAC eau/eau (géothermie) : aides généralement plus élevées ~5 000–10 000 € selon le profil.
- PAC hybride : aides possibles si l’ensemble respecte les critères en vigueur.
Vérifiez systématiquement les barèmes à jour et déposez votre dossier sur le site officiel : MaPrimeRénov’ : conditions, montants et dépôt du dossier (site officiel France Rénov’). Pour un panorama appliqué à la PAC, lisez aussi notre guide : MaPrimeRénov’ pour la pompe à chaleur : montants 2025 et conditions.
CEE et prime « Coup de pouce »
Les Certificats d’économies d’énergie (CEE) financent des travaux en échange d’économies réalisées. Pour le chauffage, la prime « Coup de pouce » cible le remplacement d’anciennes chaudières fioul/gaz/charbon par des équipements performants (PAC, chaudière biomasse, etc.). En 2022, un bonus spécifique Coup de boost fioul a renforcé l’aide pour sortir du fioul.
Montants usuels observés pour une PAC air/eau : ~1 200–4 000 € selon revenus, zone et opérations standardisées. Pour les règles officielles, référez-vous à la page ministérielle : Prime « Coup de pouce Chauffage » (dispositif CEE) : règles et montants. Pour comprendre les mécanismes CEE côté PAC, consultez notre guide : Certificats d’économies d’énergie (CEE) pour financer une PAC.
Éco‑PTZ, TVA 5,5 % et autres prêts
L’éco‑prêt à taux zéro complète utilement vos subventions afin de couvrir le reste à charge, sans intérêts. Tout savoir sur les conditions officielles : Éco‑prêt à taux zéro (éco‑PTZ) : conditions, montants et démarches.
Par ailleurs, la TVA réduite à 5,5 % s’applique aux travaux d’amélioration énergétique réalisés par une entreprise. En outre, d’autres aides peuvent exister : Action Logement, CAF (prêt amélioration habitat), et aides locales (régions, départements, communes).
Éligibilité : êtes-vous concerné ?
Pour bénéficier des aides, plusieurs conditions se cumulent souvent :
- Logement : résidence principale achevée depuis plus de 2 ans.
- Entreprise : travaux réalisés par un professionnel RGE (bonne catégorie).
- Ressources : barèmes ANAH (MaPrimeRénov’) selon composition du foyer et zone (bleu, jaune, violet, rose).
- Performance : PAC conforme aux seuils ETAS (≥ 126 % en basse température ; ≥ 111 % en haute température).
- Dossier : respect de l’ordre des démarches pour le cumul d’aides et la facturation.
Checklist rapide
- Dernier avis d’imposition et justificatifs de revenus.
- Justificatif de domicile et titre de propriété.
- Devis détaillés et datés d’une entreprise RGE.
- DPE récent ou étiquette énergétique si disponible.
- Attestation CEE, conditions générales et fiches techniques (ETAS).
- RIB pour les versements et factures acquittées après travaux.
Types de PAC éligibles et critères techniques
Globalement, les PAC les plus souvent éligibles sont :
- PAC air/eau : la plus installée en rénovation de chauffage central.
- PAC eau/eau (géothermie) : très performante mais chantier plus lourd.
- PAC hybride (PAC + chaudière) : pertinente en cas de contraintes spécifiques.
En revanche, la PAC air/air est généralement exclue des aides nationales de chauffage (elle peut rester éligible à certains dispositifs locaux ciblés). Assurez-vous que l’ETAS de votre modèle atteint ≥ 126 % (basse température) ou ≥ 111 % (haute température), faute de quoi les aides peuvent être refusées.
Remplacement de chaudières fioul/gaz/charbon
Depuis le 1er juillet 2022, l’installation de nouvelles chaudières fioul est interdite. De plus, les aides sont renforcées pour sortir du fioul, du gaz ou du charbon, notamment via MaPrimeRénov’ et la prime « Coup de pouce » CEE. Ainsi, le remplacement par une PAC performante est encouragé et priorisé.
Comment cumuler les aides sans se tromper
Pour sécuriser vos primes, suivez l’ordre ci‑dessous. Sinon, certaines aides peuvent être perdues.
- Diagnostic et devis RGE. D’abord, faites dimensionner la PAC et choisissez la bonne technologie.
- Simulation des aides. Ensuite, estimez MaPrimeRénov’ + CEE + aides locales + éco‑PTZ.
- Demande d’aides. En pratique, créez votre dossier MaPrimeRénov’ et obtenez l’offre CEE avant de signer le devis définitif.
- Réalisation des travaux. Puis, conservez toutes les preuves (photos, numéros RGE, fiches ETAS).
- Versement. Enfin, déposez les justificatifs complets pour le paiement.
Besoin d’un accompagnement personnalisé ? Demander un devis PAC air/eau auprès d’un professionnel.
Étapes pas à pas
- Prendre rendez-vous pour un audit simplifié et un devis RGE.
- Chiffrer le projet et simuler les aides cumulables.
- Déposer les demandes officielles (MaPrimeRénov’, CEE, éco‑PTZ).
- Planifier et réaliser l’installation.
- Envoyer les factures et attestations pour le versement des primes.
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Cas pratiques : 3 profils, 3 budgets
Ces exemples donnent un ordre de grandeur des aides et du reste à charge. Cependant, ils ne remplacent pas une simulation personnalisée, qui peut varier selon les barèmes du moment.
Profil 1 — T2 urbain (50 m²), convecteurs électriques
Objectif : PAC air/eau basse température avec radiateurs adaptés. Devis : 10 500 € TTC.
- MaPrimeRénov’ (profil modeste) : ~3 500 €
- CEE : ~1 800 €
- Autres (TVA 5,5 %, aide locale) : ~300 €
- Total aides (plafond 90 %) : 9 450 € max → Reste à charge : 1 050–1 700 €
Profil 2 — Pavillon périurbain (100 m²), ancienne chaudière gaz
Objectif : PAC air/eau haute température. Devis : 13 800 € TTC.
- MaPrimeRénov’ (profil très modeste) : ~5 000 €
- CEE/Coup de pouce remplacement chaudière : ~3 000 €
- Autres : ~500 €
- Total aides (plafond 90 %) : 12 420 € max → Reste à charge : 1 380–3 300 €
Profil 3 — Maison rurale (140 m²), chaudière fioul
Objectif : PAC air/eau + régulation, préparation ECS. Devis : 15 500 € TTC.
- MaPrimeRénov’ (profil modeste) : ~4 000 €
- CEE + bonus « Coup de boost fioul » (si applicable) : ~3 500–4 000 €
- Autres : ~700 €
- Total aides (plafond 90 %) : 13 950 € max → Reste à charge : 1 550–4 300 €
Récapitulatif aides x profils
- Profil, type de PAC, devis
- MaPrimeRénov’ | CEE | autres
- Total aides (≤ 90 %) | Reste à charge
Astuce : financez le reste via un éco‑PTZ lorsque c’est possible, afin d’étaler le coût sans intérêts. En complément, comparez toujours plusieurs devis RGE pour sécuriser la performance et le budget.
Questions fréquentes (FAQ)
La « PAC à 1 euro » existait-elle encore en 2022 ?
Non. Le dispositif « à 1 € » a cessé au 1er janvier 2020. En 2025, vous cumulez MaPrimeRénov’, CEE, TVA 5,5 % et éco‑PTZ, dans la limite de 90 % du devis.
Peut-on financer 100 % du devis ?
Non. La règle impose un reste à charge d’au moins 10 % pour éviter les abus. Toutefois, vous pouvez combiner primes et prêts pour réduire l’effort initial.
La PAC air/air est-elle éligible ?
Généralement non pour les aides nationales de chauffage. Orientez-vous plutôt vers les PAC air/eau, eau/eau ou hybrides.
Quelles conditions de revenus pour l’ANAH ?
Les plafonds dépendent de la composition du foyer et de votre zone (bleu, jaune, violet, rose). Par prudence, vérifiez les barèmes à jour avant de déposer votre dossier sur le portail officiel.
Pourquoi le RGE est-il obligatoire ?
Le label RGE garantit compétence et conformité. C’est une condition d’éligibilité à la plupart des aides, et un gage de qualité pour votre installation.
Quelles pièces fournir ?
Avis d’imposition, devis RGE, attestation CEE, fiches ETAS, factures, justificatifs de domicile et RIB. En outre, conservez des photos de chantier et les numéros RGE.
Peut-on bénéficier d’un éco‑PTZ pour financer le reste à charge ?
Oui, sous conditions. L’éco‑PTZ permet d’étaler le reste à charge sans intérêts. Renseignez-vous sur les plafonds et la liste des banques partenaires.
Conclusion et prochaines étapes
La « PAC à 1 € » appartient au passé. En 2025, vous pouvez néanmoins réduire fortement la facture grâce au cumul MaPrimeRénov’ + CEE + TVA 5,5 % + éco‑PTZ. Retenez la règle‑clé : pas plus de 90 % du devis financé et une installation réalisée par une entreprise RGE. Par ailleurs, comparez toujours plusieurs devis et vérifiez les barèmes officiels avant décision.
Pour approfondir, consultez les sources officielles : MaPrimeRénov’ (France Rénov’), Coup de pouce Chauffage (CEE) et Éco‑PTZ sur Service‑public.fr. Pour un aperçu pratique sur la PAC : MaPrimeRénov’ pour la pompe à chaleur : montants 2025 et conditions et Certificats d’économies d’énergie (CEE) pour financer une PAC.
