Vous vous demandez si la pompe a chaleur 1 € locataire est encore possible en 2025 ? La réponse est non. Cependant, de vraies aides existent pour réduire fortement la facture, à condition d’avoir l’accord du bailleur et de suivre la bonne procédure. Pour avancer sereinement, lisez ce guide structuré et fiable.
- Résumé express
- Offre à 1 € : fin et arnaques
- Aides 2025 pour locataires
- Cumul des aides
- Droits et obligations du locataire
- Appartement vs maison
- Scénarios de budget
- Convaincre le bailleur et alternatives
- Procédure en 7 étapes
- Erreurs à éviter
- FAQ
- Sources officielles
Résumé express : ce que tout locataire doit savoir en 30 secondes
- L’offre « pompe à chaleur à 1 € » a été supprimée depuis 2020. Aujourd’hui, aucune prise en charge à 100 %.
- Le démarchage téléphonique en rénovation énergétique est interdit. Méfiez-vous des promesses « 1 € ».
- Aides toujours possibles en 2025 : primes CEE/Coup de pouce, TVA 5,5 %. MaPrimeRénov’ vise surtout les propriétaires (occupants et bailleurs).
- Accords indispensables : autorisation écrite du bailleur et, en copropriété, vote en AG pour l’unité extérieure en façade ou en cour.
- Budgets réalistes après aides : reste à charge souvent entre 3 500 et 7 000 € selon la PAC et le profil.
Offre « pompe à chaleur à 1 € » : fin du dispositif et risques d’arnaques
Historiquement, certaines opérations combinaient la prime « Coup de pouce » des CEE et des aides de l’Anah pour atteindre un reste à charge symbolique. Ce montage a pris fin en 2020. Depuis, la prise en charge intégrale n’existe plus, et les plafonds d’aides limitent le financement total. Autrement dit, la pompe a chaleur 1 € locataire est désormais un mythe.
La loi a également renforcé la lutte contre les abus. En effet, le démarchage téléphonique en rénovation énergétique est strictement encadré depuis la loi du 24 juillet 2020 encadrant le démarchage téléphonique. Par conséquent, une offre de « PAC à 1 € » est presque toujours un signal d’alerte.
Comment repérer une arnaque ?
- Promesse « 1 € » ou « gratuit », ou pression pour signer dans l’heure.
- Aucun devis détaillé, pas de n° RGE, pas de marque ou de modèle précis.
- Demande d’acompte avant d’avoir déposé les dossiers d’aides.
- Démarchage agressif par téléphone, SMS ou porte-à-porte.
- Absence d’étude thermique ou de dimensionnement (COP/SCOP ignorés).
Comparer 2–3 devis d’artisans RGE de confiance
Un installateur qualifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est indispensable pour mobiliser les aides et garantir une pose conforme. Par ailleurs, exigez une visite technique et un dimensionnement sérieux.

Pompe a chaleur 1 € locataire : quelles aides en 2025 ?
Bonne nouvelle : en tant que locataire, vous pouvez participer à un projet de pompe à chaleur avec votre propriétaire. Plusieurs aides existent, mais leur bénéfice est, dans la pratique, porté par le bailleur (contrat et facturation à son nom dans la majorité des cas). Voici l’essentiel.
Primes CEE et « Coup de pouce chauffage »
Les certificats d’économies d’énergie (CEE) financent une partie des PAC. La prime « Coup de pouce chauffage » cible la sortie des chaudières anciennes. Elle est mobilisable dans beaucoup de montages locatifs. Montants indicatifs en 2025 (ordre de grandeur, selon revenus, zone et dossier) :
- CEE PAC air-eau : jusqu’à ~10 990 €.
- CEE PAC géothermique : jusqu’à ~12 859 €.
Pour aller plus loin sur les conditions et les montants, consultez notre guide sur la prime Coup de pouce Chauffage.
MaPrimeRénov’ (MPR) par geste
MaPrimeRénov’ aide surtout les propriétaires. En monogeste, les PAC air-eau et géothermiques sont éligibles. Les PAC air-air (souvent vues comme « clim réversible ») sont peu ou pas aidées en MPR, mais peuvent toucher une prime énergie réduite via CEE.
- PAC air-eau : 5 000 € (très modestes), 4 000 € (modestes), 3 000 € (intermédiaires), 0 € (supérieurs).
- PAC géothermique : 11 000 / 9 000 / 6 000 / 0 €.
Retrouvez les critères détaillés et les justificatifs sur notre page dédiée : MaPrimeRénov’ pour une PAC air‑eau.
TVA 5,5 % et éco-PTZ
- TVA réduite à 5,5 % sur la fourniture et la pose pour les travaux d’amélioration énergétique réalisés par une entreprise.
- Éco-PTZ : prêt à taux zéro réservé aux propriétaires occupants ou bailleurs. Il ne s’applique pas directement au locataire.
Cumul des aides pour une pompe a chaleur 1 € locataire : ce qui est permis ou non
- Autorisé : CEE + MaPrimeRénov’ par geste (dans la limite des plafonds). TVA 5,5 % s’ajoute.
- Non autorisé dans certains cas : cumuler une prime privée avec un parcours « rénovation d’ampleur » spécifique. Vérifiez les règles en amont.
- Antériorité obligatoire : créez et validez vos demandes d’aides avant la signature du devis et le début des travaux.
Avant de vous lancer, estimez vos aides réelles grâce au simulateur France Rénov’ pour estimer vos aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ).
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Droits et obligations du locataire : autorisations, copropriété, assurances
Installer une PAC modifie les équipements du logement et parfois le bâti. Vous devez donc obtenir une autorisation écrite du bailleur. En copropriété, le vote de l’assemblée générale est requis pour l’unité extérieure visible en façade, cour ou toiture. Certaines communes exigent une déclaration préalable en urbanisme. Là encore, un projet de pompe a chaleur 1 € locataire ne dispense d’aucune formalité.
Consultez aussi notre guide « PAC en copropriété : bruit et voisinage » pour éviter tout litige de voisinage et respecter les seuils acoustiques.
Côté responsabilités : l’équipement appartient au propriétaire, sauf accord contraire. Le contrat d’entretien et les réparations sont souvent à la charge du bailleur, mais cela peut être précisé dans le bail ou un avenant. Respectez les normes d’implantation, la gestion des condensats et les distances réglementaires avec le voisinage. Choisissez un installateur RGE et conservez notices, attestations et garanties.
Pour vos droits en tant que locataire, la fiche officielle récapitule ce que vous pouvez faire ou non : travaux par le locataire : accord du bailleur et respect de la copropriété.
Cas appartement vs maison : contraintes spécifiques
Appartement : attention à la façade, au balcon et aux vibrations. De plus, gérez l’évacuation des condensats, les fixations et l’anti-vibratile. Respectez les limites acoustiques pour préserver la tranquillité du voisinage.
Maison : vérifiez l’emprise au sol, la distance aux limites séparatives, les obstacles au soufflage et à l’aspiration d’air. Ensuite, prévoyez un socle stable et un emplacement accessible pour l’entretien.
Check-list d’implantation :
- Dégagement suffisant autour de l’unité extérieure (soufflage/aspiration).
- Ventilation et évacuation des condensats maîtrisées.
- Support anti-vibratile et coupure des transmissions solidiennes.
- Accès maintenance aisé, espace pour l’intervention.
- Respect des puissances, du COP/SCOP et du dimensionnement. En cas d’incertitude, une solution hybride peut être étudiée.
Scénarios de budget pour un locataire (avec accord du bailleur)
Les montants varient selon la technologie, la région et vos revenus. Ainsi, voici deux exemples simplifiés pour visualiser l’ordre de grandeur en 2025 :
- PAC air-eau : 12 000 € HT – CEE 4 500 € – MPR 3 000 € = reste ~4 500 € (hors TVA 5,5 % déjà intégrée sur facture).
- PAC géothermique : 20 000 € HT – CEE 8 000 € – MPR 6 000 € = reste ~6 000 €.
Dans la plupart des cas, contrat et facturation sont au nom du propriétaire. Vous pouvez convenir d’un partage via un avenant au bail : participation du locataire, ou légère revalorisation du loyer encadrée. Tout doit être écrit et validé. En pratique, un projet présenté comme « pompe a chaleur 1 € locataire » aboutira plutôt à un reste à charge mesuré, mais non nul.
Important : les aides dépendent de vos revenus, de la zone climatique et du dossier technique. Par conséquent, faites toujours vérifier l’éligibilité et les plafonds avant signature.
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Que faire si votre bailleur hésite ? Modèle de message et alternatives
Modèle d’email à adapter :
Bonjour [Nom du bailleur],
Pour améliorer le confort et réduire les charges, je vous propose d’étudier l’installation d’une pompe à chaleur air‑eau par un artisan RGE. Des aides existent (CEE, MaPrimeRénov’, TVA 5,5 %) et le reste à charge peut être limité. Je peux organiser 2–3 devis et un plan d’aides, sans engagement. Accepteriez-vous d’en discuter ?
Bien cordialement,
[Votre nom]
Alternatives en cas de refus :
- PAC air-air réversible (souvent classée clim) : possible mais soumise à autorisation du bailleur et, en copro, de l’AG. Prime CEE plus faible.
- Évitez les solutions « sans unité extérieure » si un perçage lourd est nécessaire sans autorisation.
- Solutions temporaires : radiateurs performants, régulation pièce par pièce, petits travaux d’isolation légère.
Proposer le projet à votre propriétaire
Procédure en 7 étapes pour un projet PAC en location
- Vérifier vos éligibilités d’aides et les contraintes du logement.
- Obtenir l’accord écrit du bailleur.
- Si besoin : autorisation de copropriété et déclaration préalable en mairie.
- Auditer les besoins, dimensionner la PAC, vérifier le SCOP et l’acoustique.
- Comparer 2–3 devis d’artisans RGE et choisir une marque adaptée.
- Déposer les demandes d’aides avant de signer le devis.
- Faire poser, réceptionner, obtenir l’attestation RGE, mettre en service et souscrire un contrat d’entretien.
Erreurs à éviter et signaux d’alerte
- Signer le devis avant validation des aides.
- Choisir un installateur non RGE.
- Se laisser tenter par une promesse « 1 € ».
- Céder à la pression commerciale ou au démarchage.
- Dimensionnement approximatif, COP/SCOP non vérifiés.
- Oublier l’autorisation de copropriété/mairie pour la façade.
- Ignorer le bruit, l’anti-vibratile, l’évacuation des condensats.
- Ne pas exiger notice, garantie et attestation de conformité.
FAQ – pompe a chaleur 1 € locataire
Un locataire peut-il obtenir une pompe à chaleur à 1 € en 2025 ?
Non. Le dispositif « 1 € » n’existe plus. Des aides importantes restent possibles, mais elles ne couvrent pas 100 %.
Quelles aides PAC sont accessibles à un locataire ?
Principalement les CEE/Coup de pouce et la TVA 5,5 %. MaPrimeRénov’ est portée par le propriétaire. L’éco-PTZ est réservé aux propriétaires.
Un locataire peut-il bénéficier de MaPrimeRénov’ ?
Pas directement : c’est le propriétaire qui dépose la demande. En pratique, vous co-construisez le projet avec lui.
Faut-il l’autorisation du bailleur et de la copropriété ?
Oui. Accord écrit du bailleur obligatoire. En copropriété, un vote en AG est nécessaire pour l’unité extérieure visible.
Qui paye l’entretien et les réparations ?
Souvent le bailleur via un contrat d’entretien, mais tout peut être précisé par écrit dans le bail ou un avenant.
Peut-on installer une PAC air-air en appartement ?
Oui sous conditions : autorisations, respect du bruit et de l’évacuation des condensats. Aides publiques limitées.
Quel est le délai d’obtention des aides ?
Comptez plusieurs semaines selon les dispositifs et la complétude du dossier. Anticipez avant la signature du devis.
La « clim à 1 € » est-elle réelle ?
Non. C’est un abus marketing. Méfiez-vous du démarchage et exigez des devis RGE.
Sources utiles et liens officiels
- Loi et démarchage : loi du 24 juillet 2020 encadrant le démarchage téléphonique.
- Règles travaux en location : travaux par le locataire : accord du bailleur et respect de la copropriété.
- Estimer vos aides : simulateur France Rénov’ pour estimer vos aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ).
